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Le logis royal et le donjon vont renaître le mois prochain

09/05/2018
 
 donjon loche
 
C’est par cet escalier que le visiteur va entrer dans la grande salle du logis royal. 
© Photo NR
 

Les travaux en cours au logis royal et au donjon modifient la perception que l’on a de ces deux monuments historiques. C’est le but de la nouvelle scénographie qui sera ouverte au public le 16 juin.


  

Oubliez ce que vous connaissez du logis royal. Oubliez l’entrée par l’escalier orné de chiens du XIXe siècle. Oubliez la visite du logis faite d’un pas rapide en enchaînant les pièces en enfilade. Oubliez cette impression d’un monument chargé d’histoire, mais vide. 
C’est la promesse de la nouvelle scénographie qui sera dévoilée en juin. Et du résultat des travaux en cours. Dans un mois, vous entrerez par le rez-de-haussée. Une première salle fera découvrir le site et ses figures historiques avec des maquettes du logis royal et du donjon pour montrer la cohérence de la cité royale. Les pièces qui servaient de communs au temps des rois accueilleront des expositions temporaires. Car à l’étage, plus question d’y installer des grandes expositions comme auparavant.
On accédera au premier niveau par un escalier qui reprend la configuration initiale du logis du XIVe. Il mène à la salle principale, pour respecter l’idée de cette montée vers le roi. Cet espace va être doté d’éléments multimédias, de décors… A l’arrière, se trouvera la chambre du roi (jusqu’alors l’entrée du logis). Ce qui permet de corriger une erreur historique. « C’est dans cette chambre que Jeanne d’Arc a rencontré le roi, et non pas dans la grande salle, à côté, où avait été posée une stèle avec une erreur de date !C’était en mai 1429, pas en juin », confie Jean-François Thull, directeur de la cité royale.
Une petite anecdote qui souligne la volonté du conseil départemental, propriétaire des lieux, de respecter le plus fidèlement possible l’histoire du lieu. Ainsi, dans la chambre du roi, un passage a été rouvert. Il montre une communication architecturale avec la tour d’Agnès Sorel, maîtresse officielle de Charles VII…
Autre erreur corrigée : la salle Agnès-Sorel rebaptisée salle de la reine Anne de Bretagne. On est là dans la partie XVe siècle du logis, une extension au logis du XIVe. Les murs des deux salles d’Anne de Bretagne ont été repris avec un badigeon typique de son époque. Dans la pièce donnant vers le fameux oratoire est prévue une projection animée. 
Le visiteur sera ensuite guidé vers le donjon, avec une signalétique là aussi entièrement revue.
 
 
Article de La Nouvelle République, Loche du 09/05/2018
 


 

En route pour le tour de France des compagnons
11/08/2017

portillon

Le portillon qui a valu ses trois titres à Maxime Savarit

C'est en discutant avec la maman, animatrice à l'Ehpad de Bléré qu'on a découvert le formidable départ dans la vie active pour Maxime Savarit. A 16 ans et en fin de contrat d'apprentissage au CFA du compagnonnage à Tours, il a non seulement obtenu son CAP serrurerie-métallerie le 30 juin demier, mais aussi trois titres honorifiques prestigieux

Une belle histoire croisée

Maxime a fait son apprentissage dans l'entreprise Coudurier, entreprise familiale créée il y a trente ans par M. Coudurier père, à Azay-sur-Cher et aujourdhui installée à Saint-Martin-le-Beau. Depuis 2003, son fiis Alexandre a pris la relève après avoir fait le tour de France des Compagnons du devoir et son apprentissage chez M. Savarit, le père de Maxime. L'entrepríse de serrurerie, métallerie et ferronnerie d'art fabrique plus particulièrement des escaliers intérieurs, verrières intérieures et extérieures, portails... Pour Maxime, le choix de ce métier est une évidence. « Depuis tout petit, je voulais faire le même métier que mon père. On a voulu me diriger en bac professionnel, mais j'ai choisi l'apprentissage qui me convenait mieux pour apprendre le mélier. »

Un ouvrage pour trois titres

« En avril, il a été lauréat du concours du meilleur apprenti au niveau départemenlal, puis une seconde fois à l'échelon regional et consécration en juin où il a obtenu la médaille d'or au niveau national des meilleurs apprentis de France » nous confiait alors Céline Savarit, fière de la réussite de son fils. Des confidences qui méritaient bien une rencontre avec ce jeune homme couronné trois fois.
Pour les trois concours, c'est le même ouvrage qui a été jugé sur un sujet imposé, en l'occurrence un portiIlon, la réalisation des détails restant libre au candidat. « Le portillon mesure dans sa partie la plus haute 1,85 mètre sur 1,20 mètre de large. ll m 'a demandé environ cent vingts heures de travail, j'y ai ajouté de la forge sur les pointes et les volutes. Ensuite, pour l'envoyer à Paris, c'est mon grand-père, ancien menuisier à Civray-de-Touraine, qui m 'a aidé à réaliser la caisse. »
Maxime a pris sa décision. Alors qu'iI n'a que 16 ans, fin août, il part pour sept à huit ans réaliser le tour de France des Compagnons du devoir. Sa première étape sera au Mans, certaines seront à l'étranger. « Je suis prêt et je sais que je serai entouré, je souhaite durant ces années me former également en ferronnerie d'arl. » Ne reste plus qu'à saluer ce beau début de parcours et attendre son retour pour prendre son témoignage.

maxime alexandre

Maxime (à gauche) et son patron fier de son apprenti

Article de La Nouvelle République, Bléré du 11/08/2017